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Sécurité maritime

Phare des Pierres Noires

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publié le 2 octobre 2018

Caractéristiques nautiques

Coordonnées géographiques :
48° 18,669’ N - 04° 54,871’ W (WGS 84)

Hauteur totale :
28 mètres (30.50 mètres au dessus du niveau de la mer)

Feu :
rouge à éclats réguliers en cinq secondes éclairés par un feu à led de 36 watts.

Optique : d’horizon à 360°

Portée : 20 milles

Description

Tour tronconique en maçonnerie de pierres apparentes sur un soubassement à gros grain et une corniche formée de plates-bandes supportant une balustrade à dos.

Deux pierres de taille, de nature et de provenances différentes, mais toutes deux d’excellente qualité ont été utilisées aux Pierres Noires : le granit de l’Aber-Ildut et de Kersanton.

Ce phare est aisément identifiable : de jour par ses couleurs blanc jusqu’à mi-hauteur et rouge jusqu’au sommet, de nuit par ses éclats rouges rythmés.

Historique

Le site est particulièrement dangereux pour la navigation à l’approche de la rade de Brest, lieu de confluence de la Manche et de l’Atlantique.
Le chenal du Four est un raccourci qui permet de gagner un à deux jours de navigation en évitant de contourner l’île d’Ouessant.
Au XIXème siècle, les phares de Kermorvan et Saint-Mathieu sont les seuls à baliser ce chenal. La commission des phares approuve en 1863 le projet de construction de deux phares supplémentaires : le phare du Four et le phare des Pierres Noires.
Une première tentative de construction est effectuée en 1866 sur la roche de Diamant mais il s’avère impossible d’ériger le feu, l’écueil est trop bas sur l’eau et le diamètre trop réduit.
La roche du Diamant est abandonnée au profit de la Grande Pierre Noire.
Les travaux sont exécutés en régie, les deux tours sont identiques. Le problème majeur est l’acheminement quotidien des ouvriers depuis le chantier de base (l’île de Béniguet) jusqu’à la roche. Le trajet jusqu’à la roche se fait à la voile ou à l’aviron.

Les premières tours en mer qui n’aient pas le traditionnel pied évasé sont celles des Pierres Noires et du Four. La stabilité de l’édifice est désormais assurée par la masse d’ensemble du bâtiment.
Commencés en 1867, les travaux s’achèvent en 1872. Le feu à éclats rouges toutes les dix secondes est allumé le 1er mai 1872.
Différents combustibles ont été successivement utilisés pour alimenter le feu : huile minérale en 1872, vapeur de pétrole en 1903.
Une cuve à mercure est installée en 1903. En 1924 un système de relève des gardiens par câble est installé.
Le phare est électrifié en 1984 et automatisé en 1992.

En mai 2018, suite à la réfection de la coupole, la lentille de Fresnel est remplacée par un feu à led de 36 watts. Cette technologie permet de garantir une portée égale, de sécuriser le travail des agents (suppression du mercure) et offre plus de fiabilité et une consommation d’énergie moindre.

Patrimoine

31 décembre 2015 : le phare est inscrit à l’inventaire des monuments historiques.

20 avril 2017 : le phare est classé au titre des monuments historiques par arrêté du ministère de la culture et de la communication.

Plans

Télécharger les plans du phare :

Élévation (format pdf - 151.8 ko - 06/01/2012)
Élévation-coupe (format pdf - 57.3 ko - 06/01/2012)
Coupe (format pdf - 156.1 ko - 06/01/2012)

Photographies