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Sécurité maritime

Phare du Stiff

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publié le 2 mai 2017

Caractéristiques nautiques

Coordonnées géographiques :
48° 28,472’N - 05° 03,403’ W (WGS 84)

Hauteur totale :
32.40 mètres (89.10 mètres au dessus du niveau de la mer).

Feu  : rouge à 2 éclats groupés toutes les 20 secondes

Optique : tournante à 4 panneaux, puissance de la lampe : 250 watts, distance focale : 0.70 mètre

Portée : 22 milles

Le phare est ouvert au public.

Description

Le phare du Stiff permet de guider les navigateurs venant du large ou du Nord Finistère ainsi que ceux se rendant à Ouessant. C’est l’un des plus anciens de France.
Le phare est composé de deux tours tronconiques accolées et orientées Nord-Est - Sud-Est ; celle située au Sud-Est, la plus large avec les anciens logements des gardiens, porte la lanterne datant de 1926, avec murette en maçonnerie de pierres apparentes. L’autre Nord-Est, plus étroite, renferme l’escalier circulaire et est surmontée d’une coupole semi-sphérique.

Historique

C’est après une visite de l’Ïle d’Ouessant, en août 1685 que Vauban proposa les plans de la construction d’une tour dotée d’un rôle défensif qui signalerait les dangers dans le Nord-Ouest de Brest. En ces temps troublés, les phares servent alors autant à signaler les côtes qu’à donner l’alerte en cas d’agression.

L’étude de la construction de deux fanaux, l’un à l’Est et l’autre à l’Ouest de l’île, fut confiée à l’Ingénieur Seignelay, fils de Colbert. Finalement, seule la tour du Stiff à l’Est fut construite en 1699 par l’ingénieur Molard.

1700 - Le feu du phare est mis en service pour la première fois. Le phare fonctionne au bois importé du continent et uniquement pendant la période hivernale. Le foyer brûlant au sommet de la tour consomme une quantité énorme de bois et de charbon de terre. Pendant une vingtaine d’années le feu ne fonctionnera que de manière épisodique. En 1717, le foyer est endommagé, il ne sert pratiquement plus.

1720 - Le régent ordonne que le feu soit rétabli.

1776 - Le feu est allumé toute l’année.

1783 - Le feu est rehaussé pour y installer une lanterne dont les glaces en verre de Bohème protègent douze réflecteurs sphériques en métal puis de réflecteurs paraboliques et becs d’Argand (1820).

1831 - Le Stiff reçoit son appareil lenticulaire. Il prend le caractère de "feu fixe" de premier ordre, selon le plan d’éclairage des côtes de France établi par Augustin Fresnel. Il est le premier phare du Finistère à être équipé d’une lentille de Fresnel à seize panneaux et miroirs de renvoi.

1926 - L’appareil lenticulaire est remplacé par une optique plus performante émettant un signal rythmé que le phare conserve actuellement.
L’ancienne optique du phare du Créac’h est remplacée par celle qui s’y trouve encore de nos jours.

1957 - Le phare est électrifié.

1993 - Le phare est automatisé.

L’allumage et l’extinction sont désormais commandés par une cellule photoélectrique, et les installations sont télécontrôlées depuis la station de contrôle du phare du Creac’h. Les agents du phare du Creac’h font l’entretien et la maintenance de l’établissement.

2009 - Le phare est ouvert au public sous l’impulsion de la commune de Ouessant qui organise l’accueil du public.

Patrimoine

2006 - Le phare est inscrit au titre des Monuments historiques en juin 2006.

2011 - Le ministère de la culture et de la communication prend un arrêté de protection classant le phare du Stiff au titre des Monuments historiques.

2012 - Une convention de mise à disposition du phare du Stiff et des bâtiments annexes est signée au profit du Conservatoire de l’espace littoral et des rivages lacustres.
Une partie des locaux reste affectée exclusivement à la mission du service public de sécurité maritime (la lanterne, les accès intérieurs et extérieurs à la lanterne et au local technique).

2013 - Restauration du phare
Inoccupé depuis 1993, le phare souffrait d’un manque de ventilation aggravé par des enduits en ciment et des doubles menuiseries étanches.
Du fait de son classement au titre des Monuments historiques la maîtrise d’œuvre pour la restauration du bâtiment a été confiée à madame Marie-Suzanne de Ponthaud, architecte en chef des Monuments historiques.
Les travaux ont débuté en avril 2013 pour se terminer fin juin 2014.
D’un coût global d’un million d’euros, les travaux ont été financés par le ministère de l’Écologie et du Développement Durable, le ministère de la Culture et le Conservatoire du littoral.

Le projet de restauration a eu pour objectif l’assainissement du phare, la restitution de bonnes conditions de ventilation et sa remise en valeur. Il est aménagé d’un parcours muséographique retraçant son histoire.

Plan

Télécharger le plan (format pdf - 109.3 ko - 15/12/2011) du phare

Photographies