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Sécurité maritime

Phare des Roches Douvres

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publié le 23 mai 2017

Caractéristiques nautiques

Coordonnées géographiques :
49°06,303 N – 02°48,848 W (WGS 84)

Hauteur totale : 64,60 mètres

Feu  : blanc à éclats réguliers tournants toutes les cinq secondes

Optique  : double, tournantes, quatre panneaux, distance focale 0,30 mètre, lampe de 70 watts

Portée  : 24 milles

Situation

Le phare des Roches-Douvres est situé en Manche à mi-route des îles de Bréhat et Guernesey. C’est le phare européen le plus éloigné des côtes.

Historique

Le premier phare

En 1866, la tour, une colonne métallique de 57 mètres de hauteur, fut montée à Paris pour l’exposition universelle de 1867 puis démontée et envoyée à Bréhat dans les Côtes d’Armor afin d’être remontée sur le plateau des Roches Douvres.
La construction dura 2 ans.

Il était équipé d’un feu dioptrique à éclats blancs toutes les quatre secondes, fonctionnant à l’huile végétale dans un premier temps puis à l’huile minérale à partir de 1875, une cloche servait de signal sonore par temps de brume.

En 1903, l’optique est installée sur une cuve à mercure et le feu fonctionne aux vapeurs de pétrole.

En août 1944 le phare est détruit par les troupes allemandes.

Le second phare

Après la seconde guerre mondiale, André Le Bras, ingénieur de la subdivision des phares et balises à Lézardrieux, est chargé de reconstruire les phares du secteur. Pour les Roches Douvres, la construction métallique est abandonnée pour un bâtiment en granite rose.
Il sera le dernier phare en mer construit sur les côtes françaises.
Les travaux débutent en 1947. Monsieur Le Marié, chef de chantier et Pierre Renault, chef des tailleurs de pierre, tentent de trouver des solutions pour simplifier les travaux. Deux cales sont construites de part et d’autre du plateau rocheux pour permettre le déchargement des matériaux. L’éloignement et l’utilisation de granite ne facilitent pas le chantier. Le granite est puisé dans un stock constitué par les allemands, à Ploumanac’h. Les pierres sont taillées puis numérotées sur le continent avant d’être transportées sur le chantier. Les blocs de granite sont ensuite assemblés pour former l’un des phares les plus imposants de France. Par beau temps il faut trois heures pour se rendre aux Roches Douvres mais si la météo est défavorable le temps de trajet peut doubler.
Durant la construction, la cinquantaine d’ouvriers est logée à bord du Titan, un navire de 42 mètres de long. Dès que la mer devient mauvaise, les ouvriers se réfugient sur le navire.
En 1950, le deuxième étage est atteint et le personnel peut loger dans le phare. Il faudra attendre novembre 1951 pour que le bâtiment principal soit achevé.
Avec ses cinq étages habitables et ses 75 fenêtres en bois exotique, le phare des Roches Douvres offre une vie agréable aux gardiens qui ont connu l’austérité du phare métallique.
Deux types de granite sont utilisés pour constituer la tour qui culmine à plus de 60 mètres.
On alterne le granite rose avec un granite gris d’une carrière de Trégastel.
Pour détacher la tour du ciel, son sommet est peint en vert.
L’achèvement des travaux marque la fin de la période de reconstruction des 135 phares détruits pendant la seconde guerre mondiale.
Pour saluer l’évènement, le feu sera allumé dans la nuit du 13 au 14 juillet 1954. Les travaux auront duré 7 ans, 11 000 tonnes de matériaux acheminés et plusieurs centaines d’ouvriers auront participé au chantier.
Le nouveau faisceau lumineux, produit par deux optiques de 70 watts chacune, a une portée de 24 milles. L’alimentation électrique est produite par deux groupes électrogènes, des panneaux solaires et deux éoliennes de type Superwind.

Automatisé, les derniers gardiens ont quitté le phare des Roches Douvres le 6 octobre 2000.

Patrimoine

31 décembre 2015 : le phare est inscrit à l’inventaire des monuments historiques.

20 avril 2017 : le phare est classé au titre des monuments historiques par arrêté du ministère de la culture et de la communication.

Plans

Façade longitudinale (format pdf - 238.6 ko - 11/01/2016)

Façades latérales (format pdf - 226.3 ko - 11/01/2016)

Coupe longitudinale (format pdf - 476.3 ko - 11/01/2016)

Troisième étage (habitations) (format pdf - 255.1 ko - 11/01/2016)

Plan d’archives : Façade latérale (format pdf - 979.8 ko - 11/01/2016)

Photographies