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Sécurité maritime

Phare d’Eckmühl

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publié le 5 septembre 2017 (modifié le 6 septembre 2017)

Caractéristiques nautiques

Coordonnées géographiques  : 47°47,890’ N, 4°22,366’ W (WGS 84)

Hauteur totale  : 66,12 mètres

Feu  : feu blanc à éclat régulier tournant toutes les cinq secondes, lampe de 70 watts

Optique  : 0.30 mètre de focale à quatre panneaux

Portée  : 23.5 milles

Le phare est ouvert au public

Description

Tour octogonale en maçonnerie de pierres apparentes avec encorbellement à la partie supérieure, à deux plateformes supérieures superposées, sur un soubassement carré en maçonnerie de pierres apparentes.

L’escalier de 49 mètres de haut (272 marches) se développe en vis à jour, formant un cylindre de quatre mètres de diamètre. Le parement intérieur, contre l’humidité, est réalisé en plaques d’opaline laminée et cintrée d’une teinte azurée. Le plafond est revêtu de plaques de marbre bleu turquin. La salle d’honneur est lambrissée de panneaux en chêne de France et de Hongrie.

Historique

Selon certaines sources, la tour de la chapelle de Saint-Pierre aurait porté un feu dès le XVI ème siècle. En 1792 Antoine Thevenard ministre de la marine décide d’y construire un "vrai" phare. En 1794 les travaux sont abandonnés au niveau du soubassement par arrêté des "Représentants du Peuple". Un feu provisoire est installé de 1830 à 1835. Le 20 novembre 1835, le phare de Penmarc’h s’allume après 5 ans de travaux

Le phare d’Eckmühl a été érigé en partie grâce à un don de la marquise de Blocqueville, fille du maréchal Davout. Il doit en effet son nom aux hauts faits d’armes de son père qui battit les autrichiens, près d’Eggmühl, petit bourg bavarois et fut nommé "Prince d’Eckmühl" par Napoléon. Le projet a été dressé par MM.Bourdelles et Ribière, ingénieurs du service central des phares et M. Marbeau architecte.

La construction s’est faite sous la direction de MM. Considère, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, Duperrier, ingénieur ordinaire et Probesteau, conducteur principal.

La mise en service du phare d’Eckmühl en 1897 dote les côtes du Finistère d’un second phare électrique dont la puissance et la portée rivalisent avec celle du phare du Créac’h à Ouessant.

Tous les parements vus ont été exécutés en pierre de taille de Kersanton de couleur bleue foncée extraite des carrières de l’Hôpital Camfrout et de Logonna. La reine des pierres est sans conteste celle qui s’exploite dans les environs de Brest et qui est connue sous le nom de "Kersantite".
Ce phare a traversé le XX ème siècle dans un état de conservation remarquable.
Cependant la solidité de la construction n’a pas empêché les infiltrations d’eau.
En 2006 une étude a permis de mettre en évidence des désordres touchant principalement les structures porteuses de l’optique et du plancher de la salle de veille.
Après expertise, les travaux de restauration ont débuté en novembre 2008 pour une durée de huit mois. Une attention particulière a été apportée à la durabilité des réparations, que ce soit au travers du choix des matériaux peu sensibles à l’eau ou par le biais de techniques de réparations éprouvées et durables. Ces travaux devraient prolonger les structures d’une bonne centaine d’année.
Le phare est réouvert au public après 8 mois de travaux en juin 2009.

Patrimoine

Inscrit en septembre 2005 à l’inventaire des monuments historiques, depuis le 23 mai 2011, le phare d’Eckmühl est classé au titre des monuments historiques.

Plans

Télécharger les plans du phare :

Haut du phare (format pdf - 70.7 ko - 16/12/2011)
Coupe (format pdf - 111 ko - 16/12/2011)

Photographies