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Direction Interrégionale de la Mer Nord Atlantique - Manche Ouest

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Sécurité maritime

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Phare du Cap Fréhel

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18 mars 2013









Caractéristiques nautiques

Coordonnées géographiques : 48°41,046’ N- 02°19,127 W (WGS 84)

Hauteur du support : 32.85 mètres

Feu principal : blanc, optique tournante à deux éclats groupés toutes les dix secondes. Quatre panneaux, distance focale : 0.50 mètre, lampe : 250 watts, portée : 29 milles

Feu auxiliaire de secours : optique tournante à deux éclats groupés toutes les dix secondes, lampe : 90 watts

Le phare est ouvert au public.

Description

Le phare du Cap Fréhel est situé sur un site de navigation remarquable par sa position avancée dans la Manche. Il éclaire et sécurise le passage entre la baie de Saint-Brieuc vers la rade de Saint-Malo très difficile d’accès car battue par les vents.
C’est une tour carrée en maçonnerie de pierre de taille centrée à un bâtiment en forme de U. La tour est soulignée par des grosses pierres d’angle et munie d’un ascenseur.
Un bureau panoramique situé à l’avant sert de vigie vers le large. Le grand salon est décorée d’une fresque de quatre mètres de longueur sur deux mètres de largeur dédiée aux phares des Côtes d’Armor.

Historique

Le premier fanal de Fréhel construit vers 1650 est constitué de trois flambeaux de suif mêlé de térébenthine. Il devait prévenir la garnison de Fort-La-Latte de toute attaque anglaise et baliser de nuit les côtes.

En mai 1694, Vauban inspecte les côtes nord de Bretagne et propose l’édification d’une tour pour avertir des attaques de la flotte anglaise. À cette époque, le commissaire général des fortifications de Louis XIV a déjà fait construire plusieurs phares (le phare du Stiff à Ouessant, le phare des Baleines sur l’île de Ré, le phare de Chassiron à Oléron).

Le premier phare

L’ingénieur Garengeau reprend les plans du phare du Stiff pour construire ce premier phare allumé en 1702. C’est une tour ronde avec un escalier à vis, trois étages, dont le second pour servir de corps de garde en temps de guerre et le troisième pour le gardien chargé d’entretenir le feu.
Les dépenses liées à l’entretien du bâtiment et à l’allumage du feu sont financées par une taxe sur les navires qui font escale dans les ports compris entre le Cap Fréhel et Regnéville.

En 1717, la Marine ordonne l’allumage du feu toute l’année. Le charbon de bois brule à l’air libre et en 1729 la ville confie la garde du foyer à deux gardiens se relayant chaque nuit autour du fourneau.

En 1774, un nouveau système d’éclairage est installé pour relayer les foyers ouverts. Pierre Tourtille-Sangrain fournit soixante becs de réverbères, disposés sur trois rangs, composés de mèches plates et de réflecteurs simples. Un nouveau combustible mixé d’huile de poisson et d’huile végétale remplace le charbon.

En 1821, les réverbères sont remplacés par des lampes à courant d’air (dites lampes d’Argand) munies de réflecteurs paraboliques de Bordier-Marcet.

Le deuxième phare

En septembre 1844 le projet de construction d’une nouvelle tour, présenté par Léonce Reynaud, est approuvé. La nouvelle tour octogonale de 22 mètres de haut supporte une optique de Fresnel. La portée du feu passe à 22 milles marins.

En 1860, la commune de Plévenon achète une parcelle de 50 ares au service de la Marine pour la construction d’un poste électro-sémaphorique.
De 1884 à 1886, de nouveaux bâtiments sont construits pour accueillir les gardiens-mécaniciens.

Le 5 juin 1903, allumage d’un nouveau feu à deux éclats blancs toutes les dix secondes, caractéristiques conservées de nos jours. Une cuve à mercure BBT est installée. L’éclairage est fourni par un brûleur à incandescence au pétrole.

En 1940, le phare de Fréhel est entouré de nombreux blockhaus et autres éléments défensifs et de surveillance aérienne et maritime (radars) en raison du site stratégique qu’occupait l’édifice.

Le 11 août 1944, la tour est détruite par les troupes allemandes. La vieille tour de 1702 reste debout et supporte un feu provisoire jusqu’en 1950.

Le troisième phare ou phare actuel

La reconstruction est engagée dès 1947. L’architecte malouin Yves Hémar travaille en collaboration avec les ingénieurs des phares et balises. L’architecture du nouveau bâtiment ne diffère guère de l’ancien mais présente des aménagements plus fonctionnels : locaux de service bien séparés des logements, forme du plan en U qui permet une bonne articulation des fonctions.

Le feu est allumé le 1er juillet 1950, l’électrification par le réseau est faite simultanément.

Le phare du Cap Fréhel est gardienné et est télécontrôlé depuis l’antenne phares et balises de Saint-Malo.

Patrimoine

Depuis le 23 mai 2011, le phare du Cap Fréhel est classé au titre des Monuments historiques.

Photographies


 
 

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