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Pêche professionnelle de civelle : opération interservices sur 5 départements

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publié le 14 janvier 2020 (modifié le 15 janvier 2020)

Cette opération, intervenant à l’échelle de l’interrégion Bretagne/Pays de la Loire et de la Charente-Maritime, avait pour objectif de contrôler la conformité des déclarations de capture de civelle par les pêcheurs professionnels ainsi que les documents de transport afin de lutter contre les activités illégales de pêche et de commercialisation de la civelle.

Une espèce à très forte valeur marchande

La pêche de la civelle est très encadrée par la réglementation des pêches communautaire et nationale, notamment par des quotas de pêche. Elle fait partie des espèces identifiées à risque élevé d’où la nécessité pour les services de l’État de mettre en place une véritable stratégie de contrôle. La civelle est une espèce à forte valeur marchande, environ 350 à 400 euros le kilogramme mais jusqu’à 4 000 euros de plus sur le marché noir en Asie.

70 agents de la police des pêches

Le dispositif de contrôle mis en place a mobilisé 70 agents en charge de la police des pêches maritimes en provenance de différents services.
Outre les agents de la DIRM NAMO, les services de contrôle des Directions départementales des territoires et de la mer d’Ille-et-Vilaine, de la Loire-Atlantique, de la Vendée, du Morbihan et de la Charente-Maritime ainsi que les agents de l’Office français pour la biodiversité (OFB), la direction régionale des douanes des Pays de la Loire et des services du groupement de gendarmerie maritime de l’Atlantique ont participé à cette opération durant laquelle quatre établissements de mareyage ainsi que 64 pêcheurs professionnels ont été contrôlés, pour un total de 184 kg de civelles capturées durant la nuit.

Quatre procès-verbaux

À l’issue de cette opération, 4 pêcheurs ont fait l’objet d’un procès-verbal pour absence de fiches de pêche ou déclarations incomplètes, pêche à moins de 50 mètres d’un barrage. Ces contrôles ayant donné lieu à la saisie de 7 kilogrammes de civelles non déclarées et remises à l’eau en amont des barrages.
Les pêcheurs verbalisés seront poursuivis devant les tribunaux compte tenu du caractère délictuel de ces infractions. Ils feront l’objet de sanctions administratives, pouvant donner lieu à d’importantes peines d’amende et d’une suspension de leur licence de pêche.

La DIRM NAMO, aidée des administrations partenaires, souhaite maintenir un haut degré de vigilance sur cette pêcherie et informe qu’elle reconduira ce dispositif de contrôle dans les prochaines semaines, en parallèle de missions spécifiques destinées à lutter contre les activités de braconnage de civelles.