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Démantèlement d’un réseau de trafic international de civelles

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publié le 12 avril 2018 (modifié le 17 avril 2018)

Les services de la Direction interrégionale de la mer Nord Atlantique-Manche Ouest (DIRM NAMO) à Nantes, en appui aux services de la Gendarmerie [1], participent actuellement à une vaste opération inter-services de lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée de civelles (anguilles de moins de 12 centimètres).

Cette opération commencée en début de semaine intervient à l’échelle de l’inter-région Pays de la Loire/Bretagne et a pour objectif de démanteler un réseau de trafic international organisé à partir de la Vendée et portant sur des activités illégales de pêche et de commercialisation de civelles.

Elle mobilise, outre le réseau d’enquêtes de la DIRM NAMO, les Directions départementales des territoires et de la mer de la Loire-Atlantique, de la Vendée, du Morbihan et d’Ille-et-Vilaine ainsi que l’Agence française pour la biodiversité (AFB).

Un mareyeur, des braconniers et des pêcheurs professionnels impliqués

De très nombreuses personnes sont impliquées dans ce trafic, à des degrés divers, dont une entreprise de mareyage de la Vendée, des braconniers issus de la communauté des gens du voyage, des pêcheurs professionnels fluviaux et maritimes.

L’enquête ouverte porte sur des infractions à la réglementation des pêches, l’exécution d’un travail dissimulé, le blanchiment d’argent et la fraude fiscale. Un certain nombre de biens et d’avoirs criminels des contrevenants ont été saisis (argent en numéraire et comptes bancaires, divers véhicules, matériels de pêche et viviers clandestins, civelles etc.).

4 réseaux de trafic de civelles démantelés en 2 ans

Depuis juin 2016, il s’agit du quatrième réseau de trafic de civelles démantelé à partir de la région Pays de la Loire. L’enquête actuelle suit son cours et est loin d’être achevée.

La pêche de la civelle est très encadrée par la réglementation des pêches communautaire et nationale, notamment par des quotas de pêche. Chaque année, on estime à plusieurs tonnes les civelles pêchées illégalement en France puis acheminées à l’étranger. Ainsi, ces civelles de contrebande achetées entre 200 et 350 euros/kg, selon les saisons, peuvent atteindre des prix de l’ordre de 3000 à 4000 euros/kg sur les marchés asiatiques, ce qui génère d’importants flux financiers illicites et des activités criminelles.

[1BR des Sables d’Olonne, GIR, OCLAESP, PSIG des Pays de la Loire, Brigades territoriales de Gendarmerie